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Installation partielle des élus locaux : Jean Marc Teliano met en garde le ministre Bourema Condé

Jean Marc Teliano

L’installation des exécutifs locaux dans les circonscriptions non-fait toujours débats entre acteurs politiques.

Après plusieurs leaders politiques, c’est Jean Marc Teliano, président du RDIG qui brise son silence.

Selon lui, l’annonce du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation est vide de sens.

 « Bouréma Condé est un démagogue ! Tous les guinéens savent comment il s’était comporté au temps du régime de Lansana Conté contre le RPG. C’est des opportunistes. Mais il ne peut pas prendre des décisions d’installer les maires comme ça », a averti Jean Marc Téliano au micro d’un confrère d’Africaguinee.com.

A en croire leader du parti rassemblement pour le développement intégré de Guinée (RDIG) l’opposition prendra la rue si toutefois le Gouvernement s’entête dans cette démarche.

Pour lui, le président du comité de suivi veut juste amuser la galerie : « Comment peut-on organiser des élections,  qu’il y ait des revendications légitimes de part et d’autres et qu’on décide d’installer les élus locaux en deux temps ? Ces revendications ne dépendent pas de l’opposition. Même si on accepte, les citoyens à la base n’accepteront pas parce qu’ils savent celui qui a gagné les élections dans leur contrée ».

« Le ministre Bouréma Condé parle de paix, mais c’est de façon démagogique. Parce qu’on ne peut pas parler de paix sans parler de justice. Il faudrait corriger le tort et installer tous les élus locaux en même temps, parce qu’ils ont le même mandat. On ne peut pas installer les maires dans un point A et laisser un point X », a indiqué l’ancien ministre de l’agriculture.

Jean Marc Teliano n’a pas manqué de prévenir le gouvernement sur l’éventualité d’une manifestation à caractère politique : « Il faudrait que Bouréma Condé arrête cette démagogie. S’il essaie d’installer les maires partiellement, comme ils ne connaissent que la démonstration de force, nous prendrons la rue. Parce que cela est constitutionnel ».

A noter que  parmi les 342 circonscriptions, 12 font objet de litiges entre le parti au pouvoir et l’opposition suite à l’élection locale du 04 février dernier.

Thierno Amadou Oury BALDE

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