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Marche de la société civile  guinéenne: Des politiques à l’appel des forces sociales !

Marche de la société civile

« 8000 C’est bon, le peuple refuse l’injustice sociale » ou encore « Le combat Continue, à bas la corruption, le peuple d’abord, le carburant à 8000».

C’est avec ces slogans que de nombreux jeunes ont marché avec les acteurs de la société civile ce mardi 10 juillet 2018 pour exiger du gouvernement la baisse du prix du carburant à 8.000 GNF.

La  marche pacifique des forces sociales qui a débuté au rond point de la Tannerie dans la commune de Matoto, a pris fin à l’esplanade du stade du 28 septembre à Dixinn.

Dansa Kourouma, président du CNOCS, a décliné l’objectif de la marche en ces termes : « c’est pour soutenir les revendications sociales qui sont lancées par les syndicats, ensuite passer le message du bas peuple au gouvernement ».

« L’augmentation unilatérale du prix du carburant a permis de rompre l’accord politique qui liait le gouvernement à l’inter central syndical de février 2016. Ça permis en pleine saison des pluies d’accroitre la souffrance et la corvée de nos populations », a-t-il dénoncé.

Parmi les manifestants, on note la présence de deux acteurs politiques, notamment Dr Faya Millimono (président du BL) et Thierno Mamadou Diallo (président de la NGC).

Marche de la société civile

 « C’est d’abord en tant que citoyen que je suis ici. En tant que citoyen je souffre de la même manière que tout le monde. Nous pensons que le carburant est cher, il y a des guinéens qui ne vivent pas avec 10.000 GNF par jour. 57% de la population guinéenne vit déjà sous le seuil de la pauvreté. Le gouvernement a des options qu’il aurait pu prendre. Diminuer le train de vie de l’Etat, diminuer même la taille du gouvernement, diminuer le parc automobile de l’Etat, diminuer les dépenses de souveraineté, voilà là où il fallait aller chercher de l’argent. On est allé chercher dans les poches là où ça n’existe pas, c’est pourquoi je suis sorti », a expliqué Dr Faya Faya Millimono, président du Bloc Liberal.

Dans la même enseigne, l’opposant démissionnaire du parti Bloc Liberal estime les revendications des forces sociales sont d’une véritable légitimé qui ne doivent laisser indifférente personne.

«Les politiques sont des citoyens avant tout, les leaders n’achètent pas le carburant à un prix exceptionnel. Le fait d’être citoyen nous oblige à être là, pour participer à cette manifestation des forces sociales. Cette revendication concerne toute la Guinée, et c’est évident que tout le monde est convaincu que les raisons qui ont été expliquées par le gouvernement ne sont pas suffisamment fondées pour justifier une augmentation du prix du carburant », a indiqué Aliou Bah, ancien membre du BL.

 De son côté, Thierno Mamadou Bah, leader du parti NGC dira : « Nous sommes là pour protester contre l’augmentation du prix du carburant à la pompe. Le gouvernement, dans son amateurisme, a décidé de façon unilatérale et spontanée d’augmenter le prix à la pompe, sans raisons valables. Nous disons non à cette augmentation fantaisiste à 10 000 francs guinéens et nous disons oui à 8 mille le litre ».

Contrairement aux autres manifestations, aucun incident n’a été enregistré.

Thierno Amadou Oury BALDE

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